« EUROMARK, depuis 15 ans à mes côtés »

Mélangeuse EUROMARK TXV11XL

Bruno Guitton – Éleveur bio dans la Sarthe travaille depuis 15 ans avec du matériel EUROMARK.


Monsieur GUITTON, éleveur laitier Bio à Congé-sur-Orne (72290) nous a accueilli courant Janvier sur son exploitation ! Partenaires engagés de nos utilisateurs, cette visite était l’occasion pour nous d’échanger avec lui sur sa longue expérience avec EUROMARK, et d’avoir un regard personnel et différent sur le secteur agricole.


  • Monsieur Guitton, depuis quand êtes-vous installé ?

Ouh la ! Cette exploitation est une tradition familiale depuis au moins 1880 ! J’ai un parcours plutôt classique : j’ai passé mes diplômes agricoles puis j’ai été aide familiale environ deux ans, jusqu’à ma majorité. Ensuite j’ai travaillé avec mes parents et j’ai pris leur suite dans les années 90. J’ai des vaches laitières, des Simmental  et 120 hectares. Ça occupe bien assez une seule personne ! Mon voisin est parti en retraite l’année dernière alors on s’est agrandis un petit peu. Mais on ne souhaite pas grossir plus que ça, après c’est d’autres soucis ! Surtout avec de l’élevage, en culture c’est différent.

  • Vous avez toujours travaillé seul sur l’exploitation ?

Non, j’avais embauché un ouvrier à mi-temps à l’époque. Aujourd’hui ma compagne travaille également avec moi. Elle travaillait dans des bureaux à Paris, alors passer de but en blanc des bureaux à la ferme, il lui a fallu un petit temps d’acclimatation, je ce que je comprends. Elle a continué de travailler pendant 10 ans à l’extérieur, et puis finalement elle en a eu marre et est venue travailler avec moi. Elle s’occupe de tout le secrétariat.

  • C’est quand même plus sympa à deux ?

Ah oui ! Après je ne l’ai pas forcée, il fallait que ça lui plaise quand même. C’est venu petit à petit. C’est sûr que lorsque tu es habitué à avoir du relationnel, c’est différent ici, nous on ne voit pas grand monde, surtout des contacts professionnels. C’est aussi pour ça que c’est très important d’avoir d’autres activités à côté, pour sortir de son travail, parce que sinon…

  • En conjoncture tumultueuse depuis plusieurs années, est-ce que vous pensez que l’agriculture souffre d’une crise des vocations ?

Même si on s’organise bien, on ne peut pas faire moins de 8 heures par jour, et c’est 7 jours sur 7, toute l’année. Il n’y a pas 5 semaines de congés payés. Mais il y a des journées où on est plus libres. Il faut faire son travail quand même pour que l’argent rentre, mais on n’est pas bousculés à ce point là toute l’année. C’est un métier de vocation, en termes d’investissement personnel, on sait à quoi s’en tenir. Je pense que ce qui pèse lourd surtout, c’est la finance. C’est 70 heures semaines avec la paperasse, les réunions (si on y va pas on loupe des infos importantes), les contrôles et l’administratif. Lorsqu’ils te préviennent d’un contrôle la veille pour le lendemain, tu as intérêt à être prêt. Un matin tu te lève, tout va de travers : une vache est coincée, un veau est mort, une demi heure plus tard le gars est là pour le contrôle, il te dit «votre tas de fumier est trop près de la route », « vous n’avez pas épandu à la bonne date »… Des fois ça craint quand même ; certains jours ça peut faire beaucoup d’un coup. Il y a des gens qui sont vraiment à deux doigts de péter les plombs, c’est une réalité…Ils nous tiennent avec la carotte : même avec une exploitation qui tourne bien, on peine parfois à se sortir des salaires corrects. Alors les primes qu’on touche, c’est notre bénéfice. Si tu travailles bien, tu as une prime à bénéf’. Mais il ne faut pas se leurrer, le plus souvent on tape dedans pour boucher les trous. Il faut déjà être assis pour que ce soit tout bénef’. Si tu as repris l’exploitation de tes parents et qu’ils sont en partie propriétaires et que ça roule depuis 20 ou 30 ans, tu as déjà beaucoup moins d’emprunts. Tu modernises, mais l’affaire roule. Tu n’as pas la mise en place de nouveaux cheptels, de nouvelles cultures, de nouveaux champs.

  • Ça doit être compliqué de s’installer de 0 ?

De zéro, aujourd’hui ? Pour moi c’est quasiment impossible. C’est pour ça que c’est important d’aider les jeunes qui veulent s’installer, si y a pas de solidarité y a plus d’agriculture !

 

Vache laitière
Chien de ferme
Vaches laitières

 

  • Vous avez fait le choix il y a quelques années de passer votre exploitation en bio, quelles ont été vos motivations ?

Vous savez, je n’ai jamais été un adepte du pulvérisateur ! Lorsque je devais avoir 12 ou 13 ans, j’ai traité des pucerons. Il y a eu un coup de vent, j’ai respiré de l’anti-puceron. J’ai été malade pendant deux jours : j’ai bien cru que j’allais y passer ! Non vraiment les traitements ce n’était pas mon truc, alors je faisais le minimum de cultures. C’est la première crise du lait en 2010 qui m’a décidé à passer au bio. Le lait commençait déjà à bien piquer du nez, alors je me suis dit « le bio pourquoi pas ». Ma ferme s’y prêtait bien ; comme je faisais peu de cultures, ça n’a pas été un grand bouleversement dans mes méthodes de travail. Je pense que c’est sur les cultures qu’on perd le plus. J’ai arrêté le soja et produit plus de luzernes : on a perdu un petit peu de lait, mais les vaches vieillissent mieux, et on vend le lait plus cher, il y a de la demande.

  • Connaissez-vous beaucoup d’exploitants dans le coin qui comme vous on tenté cette aventure ?

Non par ici il y a peu d’exploitations laitières bios. Malgré un prix attractif, on a forcément toujours un peu peur de se planter. C’est un pari car il faut penser globale, il y a des changements à envisager: on ne fait pas du bio comme on fait de l’intensif. Bien sûr c’est du cas par cas. Pour ma part, j’ai préféré changer de race. J’ai pris des Simmental, plus rustiques. Le bio, c’est ça : il faut se réadapter. Pour les céréales qu’on sème dans les champs, on reprend les anciennes variétés, celles que nos grands parents cultivaient. Pourquoi ? Parce qu’on ne fait plus de traitement et que ces anciennes variétés sont rustiques, elles résistent bien aux maladies. Certains ont également peur que le prix du bio ne se tienne pas, mais pourquoi pas ? Le monde change…

  • Vous êtes équipé de matériel d’élevage EUROMARK depuis près de 15 ans, que pouvez-vous nous en dire ?

J’en suis à ma troisième machine EUROMARK ! Deuxième pailleuse et première mélangeuse. A l’époque, j’ai découvert EUROMARK au SPACE. C’était bien conçu, solide. En 2002, j’ai eu une petite pailleuse avec démêleur mécanique : c’était impeccable pour l’enrubannage. Il y a 4 ou 5 ans, je me suis rééquipé pour un plus gros modèle. Pour mes rations, j’utilisais un godet désileur mais ça n’allait pas, ça ne fonctionnait pas bien avec la luzerne. Cette année, j’ai décidé de sauter le pas : m’équiper d’une mélangeuse. Les pailleuses étant robustes et performantes, je n’ai pas hésité, j’ai pris une EUROMARK.

  • De quel modèle de mélangeuse êtes-vous désormais équipé ?

Au départ j’envisageais une mélangeuse avec paillage pour ne monopoliser qu’un seul tracteur, mais la puissance de paillage est un peu plus faible, alors j’ai gardé ma pailleuse et me suis orienté vers une mélangeuse simple. Pas de polyvalence mais de la performance. J’ai une 11m³, elle distribue par l’avant droit, avec une option de tapis pour s’adapter au mieux à la configuration de mes auges.

 

Hublots de contrôle
TXV11XL
Mélangeuse - TXV11XL

 

  • Après deux mois d’utilisation quotidienne, en êtes-vous satisfait ?

Je vois déjà une amélioration en production et dans mes taux. La ration est plus homogène, les bêtes valorisent mieux ce qu’on leur donne : c’était vraiment mon but. Je gère mes quantités. Ni trop ni pas assez, il n’y a pas de pertes, les vaches ont exactement ce qu’il leur faut. Même s’il y a des fourrages de moins bonne qualité, ce qui peut arriver, les vaches ne trient pas. Tout est bien mélangé, ça a l’air plus appétant. Je gagne également un peu de temps en ne soignant qu’une fois par jour.

  • Recommanderiez-vous EUROMARK ?

Oui, je trouve important de soutenir nos entreprises locales : surtout celles qui comme EUROMARK fabriquent français. L’équipe EUROMARK est très investie aux côtés de ses clients, il y a une qualité d’écoute et de conseil qui est très importante de nos jours : ça crée du lien.