Mélangeuse : mode d’emploi

Optimisation de la ration, matériels, conseil d’utilisation, la porte ouverte organisée par EUROMARK et Eilyps a été “instructive” pour la quinzaine d’éleveurs présents.

L’acquisition du matériel ne suffit pas, encore faut-il effectuer ses mélanges correctement“, prévient Marc Le Hir, responsable commercial EUROMARK. Ainsi, le fabricant de matériel s’est associé à Eilyps, le temps d’une matinée, afin de distiller quelques conseils sur la ration des vaches laitières. A l’abri, sous la stabulation d’Olivier Crocq, éleveur à Noyal Sur Vilaine (35), auquel la firme a prêté la mélangeuse TXW16, le temps d’une semaine, la ration optimale est étudiée. Diminuer le risque d’acidose ruminale, favoriser l’intégration des fibres dans la ration, éviter l’excès d’amidon, sont autant de critères pour une ration efficace. “Il est nécessaire d’obtenir un équilibre alimentaire dans la ration entre les protéines, l’énergie, l’amidon et l’azote. Un fourrage de qualité et en quantité suffisante, c’est la base“, confirme Anthony Basle, consultant nutrition pour Eilyps.

Optimiser le matériel
L’utilisation d’une mélangeuse favorise l’amélioration de la ration”, estime Marc Le Hir. Il cite en exemple la maîtrise de la quantité, via la pesée du réel consommé, la diversification (ensilage d’herbe, fibres,…), la baisse du tri des aliments dans les auges ou un uniformité de la distribution. A ceux qui mentionnent le temps de préparation, il avance “la possibilité de créer différentes rations (vaches laitières, réformes, génisses) à partir de la même base. Reste alors à diluer le mélange destiné aux productrices (divisé par trois ou quatre) avec de la paille, par exemple, pour le reste du troupeau“.

Cependant, pour les éleveurs non équipé en mélangeuse, la question de l’adaptation du troupeau se pose. “Pas de problème de ce côté-là“, affirme l’éleveur. Et de poursuivre : “le prêt d’EUROMARK a modifié la structure de ma ration, puisque j’ai ajouté de la paille. Aucun refus signalé, les vaches se sont très vite habituées (en quelques jours) à ce changement. Le seul bémol serait l’utilisation de deux tracteurs pour le chargement“.

Par ailleurs, quelques conseils pratiques viennent alimenter le débat avec les éleveurs. Ainsi, “il ne faut pas aller regarder “les Feux de l’amour” pendant que la ration se mélange“, plaisante Anthony Basle. Le risque : que tous les aliments se trouvent broyés. Or, dans une ration optimisée, le consultant doit compter, en passant le mélange au tamis, 5 à 8% de fibres grossières qui favorisent la rumination. Au delà, les risques de refus sont multipliés, 55 à 68% de petits morceaux composent la majorité de la ration. Le reste concerne les petites particules de moins de 8 mm. La vis verticale du matériel EUROMARK permet d’obtenir un assemblage peu défibré, mais l’éleveur peut aussi l’améliorer en respectant un ordre de chargement. Ainsi, sur l’exploitation d’Olivier Crocq, la paille (fibres grossières), le concentré et la luzerne sont empilés dans la mélangeuse. Trois minutes et trente secondes auront suffi à la machine pour obtenir le parfait équilibre (8% de grosses fibres, 62% de petits morceaux et 30% de particules).

Hélène BONNEAU

TERRA – 3 Août 2012 – page 11 FIRME

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